Article La Marseillaise

Le 5 aout 2013, extraction de miel de mon bureau au
CFA du bâtiment de Méjannes Les Alès

Une ruche au bureau

C’est l’été et les apprentis comme leurs enseignants ont déserté le CFA du bâtiment de Méjannes-les-Alès. Tous ? Non. Ce soir-là règne une activité inhabituelle. C’est que l’on va récolter le miel du directeur. Un homme un peu particulier :  il a une ruche dans son bureau. « J’ai profité de la rénovation de l’établissement pour demander que l’on me fasse une sortie en toiture », explique Denis Cambon avec un sourire qui ne le quitte guère.Car l’homme est apiculteur. Les abeilles, il les fréquente depuis son enfance viganaise. Apiculteur amateur qui  compte une dizaine de ruches à Deaux, Nîmes, au Vigan… et une dans son bureau. Ce qui suscite toujours un certain intérêt chez ses visiteurs.
Le 5 août dernier, c’est dans une ambiance estivale que s’est retrouvée une vingtaine de personnes qui travaillent au CFA. Les rayons de la ruche du bureau directorial avaient été préalablement dégagés : l’opération est un peu délicate, menée à bien par Denis et Fabienne Cambon qui partagent le même amour des abeilles.Dès lors, les béotiens pouvaient se mettre à l’ouvrage. Récolter le miel consiste d’abord à ouvrir les opercules des alvéoles construites par les abeilles, puis à centrifuger les cadres. L’instant magique du miel qui coule doucement et emplit les pots dûment étiquetés à l’effigie du CFA.Une fête, qui, après la récolte, se poursuit par un repas partagé.
Cette année, la ruche a produit une petite dizaine de kilos de miel des fleurs. « Nous avons eu un printemps défavorable, pluvieux avec des températures plutôt basses qui ont handicapé la floraison », explique Denis Cambon.Des commentaires avertis de la part d’un directeur de CFA engagé au sein du syndicat des apiculteurs du Gard, dont il assume la gestion du site internet.La ruche dans son bureau n’est pas une simple lubie de passionné. Elle contribue à ouvrir l’établissement sur des préoccupations environnementales qui ne nuisent pas à la formation, bien au contraire.« L’évidence se fait jour ; lorsque je discute avec des apprentis ou des enfants lors de la semaine de l’agriculture, ils sont nombreux à savoir que les abeilles sont indispensables à la pollinisation, c’est à dire à la vie, à nos fruits et légumes… ».
La rencontre avec Fabienne et Denis Cambon ne laisse pas indifférent.M.P. www.apigard.com
Préserver les abeilles Denis Cambon est très impliqué dans le syndicat des apiculteurs du Gard. Syndicat qui, entre autres, a signé une convention avec les pompiers relative à la destruction des nids de frelons asiatiques, espèce importée qui détruit les abeilles.Des abeilles également victimes des traitements chimiques dans l’agriculture. L’ingestion de certains pesticides les prive de leur sens de l’orientation et elles se perdent. « On retrouve régulièrement des ruches vides », déplore Denis Cambon. Des évolutions de la réglementation devraient intervenir d’ici la fin de l’année.
Préserver les abeilles, c’est l’une des motivations du prosélytisme de Fabienne et Denis Cambon, qui se définissent tous deux comme « apiculteurs passionnés ». « Avoir une ruche dans son jardin permet de récolter du bon miel, mais c’est aussi faire du bien à la nature, souligne Denis Cambon, plusieurs de mes amis s’y sont mis ».M.P.

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